Quel que soit le stade d’évolution de votre prise de poids, il est toujours possible d’améliorer votre état de santé. Par contre, rien ne sera possible sans réelles décisions de votre part.

Il est tout a fait illusoire de penser être efficace en se disant, sans conviction, et de manière vague : « je vais essayer de moins manger », ou : « j’essaierai de reprendre le sport avec les beaux jours. »

Certes, de telles idées sont la preuve d’une prise de conscience : vous envisagez de changer. Mais cela ne suffit pas. Une décision doit être quelque chose de ferme et de réfléchi : vous voulez à tout prix réagir et vous allez le faire !

Une telle décision et celles qui en résulteront correspondent à une étape indispensable. C’est la première à franchir pour sauver votre santé et donc votre vie !

Le progrès : une succession de petites décisions

Décider de se prendre en charge, ce n’est pas décider de tout changer d’un seul coup. Rares sont les personnes capables de maintenir à long terme des changements radicaux de leur mode de vie. Il vaut mieux décider de changer en adoptant, au fil du temps, de multiples petites décisions de modifications du mode de vie.

Il est essentiel de se remettre régulièrement en question et de se demander : « que puis-je faire pour progresser ? ».

Ne remettez pas vos décisions au lendemain

Ne prenez aucune décision sans être convaincu qui vous pourrez vous y tenir ! Sauf exception, les décisions doivent prendre effet immédiatement : il ne faut pas remettre à demain ce qui l’on peut commencer tout de suite.

Il n’y a pas de raison que l’on soir plus capable demain qu’on ne l’est aujourd’hui.

L’exemple de la montagne

De manière imagée, le chemin à parcourir pour perdre du poids est semblable au trajet à effectuer pour atteindre le sommet d’une montagne.

Schématiquement, deux trajets pourraient être empruntés

Le 1er trajet : un parcours très direct

Ce trajet est un tracé tout droit allant du pied vers le sommet de la montagne. Il est très pentu, dangereux et glissant, mais permet d’accéder au sommet beaucoup plus rapidement, à condition de ne pas tomber en cours de route.

Emprunter ce chemin nécessite une concentration extrême en permanence, le moindre faux pas pouvant être lourdement sanctionnée. La chute peut être extrêmement douloureuse. Et il n’est pas évident que l’on puisse s’en relever.

Il n’est donc pas question ici de se comporter en dilettante. Rien d’autre ne doit compter, exceptée l’ascension vers le sommet.

Appliqué au mode de vie, le choix de ce trajet nécessite d’être « sur-motivé » par l’idée d’atteindre son but : la perte de poids.

Si vous empruntez le chemin direct, gare à la chute !

Le 2ème trajet : un parcours plus sinueux

Le second trajet est plus tranquille, mais également bien plus long, car il nécessite d’emprunter des sentiers en lacets et au besoin de faire quelques détours.

Parfois, il faudra tâtonner pour trouver son chemin. Il sera possible de se reposer, autant que cela sera nécessaire, afin de reprendre des forces ou d’apprécier le paysage. Il est très peu probable de tomber et si, exceptionnellement, une chute survenait, elle n’aurait pas d’énormes conséquences.

Toutefois, il faut être conscient et accepter que la route soit très longue. La patience est donc de rigueur.

En bref

Emprunter le premier chemin sans détours semble plus alléchant, car on arrivera plus vite et on sera reconnu comme le meilleur sans avoir « perdu son temps » dans les sentiers.

On ne peut s’empêcher de s’imaginer, triomphant, au sommet, comparé aux autres qui n’ont pas la même pugnacité ! Toutefois, il faut être conscient que si l’on n’est pas expérimenté, la montagne peut être traître ; elle peut d’ailleurs l’être même quand on l’est !

Souvent, les personnes averties n’empruntent pas ce chemin direct car elles en connaissent les dangers.

Application au mode de vie

En matière de changement de mode de vie, tant du point de vue de l’alimentation que du point de vue l’augmentation de l’activité physique, le choix est semblable à celui proposé pour atteindre le sommet de la montagne. Il s’agit d’un idéal à atteindre.

Il n’est pas certain que l’on y parviendra, mais il faudra s’en approcher le plus possible.

Des changement trop rapides : un chemin risqué

Ceux qui font des régimes draconiens et se mettent au sport intensif sans en avoir jamais fait sont comparables à ceux qui empruntent la route la plus glissante.

Ils s’imaginent être plus forts et se vantent d’avoir plus de volonté que les autres. En réalité, il n’en est rien. Ils cherchent à régler tous leurs problèmes dans un laps de temps très court et ne veulent pas s’embarrasser d’efforts pour le restant de leur vie.

Ils sont finalement plus fainéants que les autres et n’ont pas autant de volonté qu’ils le prétendent.

Prendre son temps est préférable

Ceux qui emprunteront le chemin plus long et le moins risqué auront le mérite d’avoir conscience de leur manque de connaissance de la montagne (alimentation et activité physique).

Ils ont également conscience en empruntant le chemin direct, qu’ils pourraient glisser et se faire très mal avec, de surcroît, peu de chances d’atteindre ou de se rapprocher du sommet.

Il s’agit d’une solution plus sage et plus durable. De plus, ce chemin plus stable offre la possibilité d’admirer le paysage. Cela signifie que vous aurez le loisir d’apprécier tout le chemin que vous aurez parcouru ainsi que tous les progrès que vous aurez faits.

Pour résumer

La première décision doit être de changer !

Le progrès doit ensuite résulter d’une succession de petites décisions qui, prises isolément, pourraient sembler sans importance, mais qui en réalité sont le gage de la réussite.

Je trouve que la montagne est une super métaphore pour visualiser l’effort et se motiver, vous en pensez quoi ?

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