Absences du travail, consultations et examens multiples : la migraine pèse de tout son poids sur les individus mais aussi sur le système de santé.

Le coût estimé de la migraine pour la France s’élèverait à 1 milliard d’euros annuels. L’absentéisme au travail serait de quinze jours par an en moyenne par migraineux.

La migraine représente 1% du total des dépenses du système de santé par an en France. Si ce taux semble minime, il représente tout de même 1 milliard d’euros par an pour la société.

Il ne s’agit toutefois que d’une estimation. Les 6,6 millions de migraineux en France ont des comportements de très disparates lorsqu’il s’agit de se soigner.

Ils sont en effet 19% à ne prendre aucun médicament, 72% à en prendre régulièrement et 9 % à en prendre selon les circonstances.

Plus généralement, en terme de consommation médicale, c’est l’hospitalisation qui est la plus fréquente, 30% des migraineux s’y rendent en cas de crise. Puis viennent les secteurs des consultations spécialisées, 20% ; des médicaments, 20% ; des examens paracliniques, 20% et enfin des consultations de médecins généralistes, 10%.

Cette répartition des dépenses devrait être doublée si l’on considère que la moitié des migraineux ne se soignent pas, ou ne passent pas par les filières officielles de la santé.

Absentéisme et baisse de productivité

Les migraineux ne sont pas des grands absentéistes. Du moins pas plus les autres catégories de la population. Il faut tout de même qu’ils renoncent, en moyenne, à quinze jours de travail par an en raison de crises qui leur interdit toute activité professionnelle.

Pour ceux qui décident, malgré les crises, de se rendre au travail, il est noté une baisse significative de leur productivité de l’ordre de 50%. Les jours de travail perdus par baisse de productivité sont en fait plus nombreux que ceux perdus pour raison d’absentéisme.

Les disparités sont toutefois la règle pour ce genre d’évaluation car si pour certains la baisse de productivité se limite à quelques heures par jour pour d’autres l’absentéisme se mesure en jours par mois, de l’ordre de 2 jours/mois.

Un coût humain encore plus lourd

Les chiffres de la productivité ou de l’absentéisme sont une chose, les difficultés personnelles que rencontrent les migraineux sont autre chose.

Difficiles à quantifier mais présentes chez tous les sondés, les difficultés liées à la perte de confiance en soi, de renoncement à certaines activités, à certaines carrières sont un coût humain tout aussi réel et préoccupant.

La qualité de vie générale du migraineux est altérée : travail, quotidien, famille.

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