Les médicaments antalgiques par voie orale.

Les principaux médicaments antalgiques sont classés en trois niveaux, en fonction de leur puissance d’action.

  • Les substances antalgiques de niveau I sont destinées aux douleurs légères à modérées.La plupart – aspirine, paracétamol et certains anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) – peut être utilisée dans le cadre de l’automédication.
  • Par contre, les substances antalgiques de niveaux II et III sont utilisées uniquement sur prescription médicale.

Le paracétamol.


Le paracétamol est l’un des antalgiques les plus couramment utilisés. Il est souvent le mieux toléré et peut être pris par les femmes enceintes. Il est également efficace contre la fièvre mais n’a pas d’action anti-inflammatoire. Il faut être vigilant lorsqu’on l’utilise, car de nombreuses spécialités contiennent du paracétamol et la prise conjointe de plusieurs médicaments en contenant peut entraîner un surdosage toxique pour le foie. Chez l’adulte, la posologie maximale en l’absence d’avis médical est de 1 g de paracétamol toutes les huit heures (soit 3 g par jour).

L’aspirine.

L’aspirine possède de nombreuses propriétés : antalgique, antipyrétique (contre la fièvre), anti-inflammatoire à forte dose et antiagrégant (fluidifiant du sang). Si l’aspirine est largement utilisée, ce n’est pas un médicament anodin : son usage sans avis médical ne peut être que ponctuel.

Elle ne doit pas être utilisée :

  • En cas d’antécédent d’allergie aux médicaments de la même famille ou aux anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS, voir ci-dessous) ;
  • En cas d’ulcère de l’estomac ou du duodénum ;
  • En cas de risque hémorragique (pendant les règles, prédisposition aux saignements, etc.) ;
  • Chez la femme enceinte, à partir du sixième mois de la grossesse.

La posologie maximale en l’absence d’avis médical est de 1 g toutes les huit heures (soit 3 g par jour).

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens.


Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) bloquent la formation des prostaglandines, les substances responsables de l’inflammation. Pris à faible dose, ils luttent contre la douleur et contre la fièvre. À dose plus forte, ces substances ont une action anti-inflammatoire.

Les AINS indiqués dans le traitement des douleurs et disponibles sans ordonnance sont l’ibuprofène et le kétoprofène. Ils ne doivent pas être utilisés :

  • En cas d’antécédent d’allergie ou d’asthme provoqués par la prise de médicaments de la même famille ou de la famille de l’aspirine ;
  • En cas d’ulcère de l’estomac ou du duodénum ;
  • Chez la femme enceinte à partir du sixième mois de la grossesse.

Les antalgiques associés à d’autres substances.

Certaines associations d’antalgiques sont disponibles sans ordonnance. Le paracétamol est parfois associé à la caféine ou à la vitamine C. L’aspirine est parfois associée à la caféine, à la vitamine C, au bicarbonate de sodium ou au paracétamol. Dans certaines associations, la codéine est faiblement dosée et on ignore si ces doses sont vraiment efficaces. Il en va de même pour les associations avec la vitamine C, la caféine, etc.

Les traitements antalgiques locaux.

De nombreux gels et crèmes contiennent des anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS). Ils sont indiqués pour soulager les douleurs associées aux traumatismes bénins. Il ne faut pas les appliquer sur une peau lésée (eczéma, plaie, abcès, brûlure), ni les recouvrir d’un pansement étanche. Les traitements locaux anti-inflammatoires sont parfois responsables de réactions allergiques cutanées (rougeurs, eczéma) nécessitant l’arrêt du traitement.

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