Très fréquemment, on me pose la question de savoir quelle est la meilleure méthode d’entraînement, la plus efficace pour améliorer sa condition physique ou s’il vaut mieux faire du rameur ou de la corde à sauter pour améliorer son “cardio”…

Comme il n’existe pas de réponse universelle, il est important de contextualiser la question de départ car en fonction des athlètes, des objectifs, des pathologies et du temps disponible pour l’entraînement et la récupération, plusieurs réponses sont possibles. Par exemple, dans le cas d’un boxeur, la corde à sauter apparaît comme un exercice plus pertinent que le rameur car plus spécifique à la discipline de compétition. Cependant, si ce boxeur présente un problème lombaire ou un problème articulaire au niveau des membres inférieurs, le rameur sera une meilleure solution pour maintenir un certain niveau d’endurance cardio-vasculaire lors de la phase de réhabilitation.

Afin de répondre à la question quelle stratégie d’entraînement mettre en place ou quels exercices choisir, il est important de définir pourquoi nous nous entraînons et quels sont les objectifs que nous visons. A mon sens, une grande partie des confusions qui existent dans les salles d’entraînements vient du manque de contextualisation et de définition d’objectifs. Cet aspect peut paraître anodin mais je suis confronté presque tous les jours à ce types de situation où les gens ne sont pas capables d’exprimer clairement pourquoi ils s’entraînent ou alors ils ont des idées reçues concernant les méthodes à appliquer, en raison d’une compréhension vague des notions de bases et des principes sous-jacents.

Généralement, les 2 principaux objectifs sont la perte de poids et l’amélioration de la santé, cependant ces deux notions restent très subjectives dans l’appréciation des pratiquants d’activités physiques et de remise en forme. Nombreux sont ceux qui pensent que courir, faire quelques pompes et quelques exercices d’abdominaux au sol suivis d’étirements suffit pour retrouver leur condition physique de 20 ans. Dans certains cas, une stratégie aussi simple peut marcher mais dans la plupart des cas, il est important de faire un état des lieux en quantifiant les différents aspects à améliorer et comprendre que l’entraînement a une dimension spécifique. Si l’objectif est de courir un semi-marathon, il faut s’entraîner à courir et à éliminer les sources de blessures potentielles comme une mauvaise technique de cheville ou une mauvaise posture ; si l’objectif est une randonnée en vélo, la course à pieds ne sera pas l’option la plus pertinente.

De manière plus pratique, il est important de :
– déterminer les raisons pour lesquelles nous nous entraînons (perte de poids, préparation à une compétition, retour de blessures, etc.),
– se fixer des objectifs quantifiables et réalisables dans le temps imparti (perte de poids chiffrées en kilogrammes, amélioration de son bilan sanguin, augmentation de la VMA en course à pieds, détente verticale, 1RM au squat, etc.),
– choisir les exercices et les modalités d’entraînement les plus appropriés pour atteindre ses objectifs tout en tenant compte de ses limitations (faiblesse ou manque de mobilité articulaire) et de ses disponibilités tant au niveau de l’entraînement qu’au niveau des phases de récupération,
– anticiper les blessures possibles dans une approche prophylactique et intégrer des exercices techniques, correctifs et compensatoires (exemple du golf qui privilégient toujours le même sens de rotation du tronc ou de la course à pieds qui néglige le développement des muscles du dos et des épaules),
– mettre en place des exercices tests qui permettent de quantifier les progrès et vérifier l’efficacité de la stratégie initiale,
– ne pas hésiter de changer de stratégie si les progrès ne sont pas au rendez-vous.

Un entraîneur diplômé et expérimenté pourra vous aider à retranscrire vos envies en besoins et objectifs sous forme de programme cohérent et adapté à votre niveau et vos disponibilités.

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